Arrosage automatique, acte 2 : les hommes eau sapiens

La fin de l’été de votre kolkhoze pessacais rime avec modernité. On l’attendait, il tardait, se faisait prier, mais il a quand même fini par arriver. Qui ? Comment ça qui ? Non mais à l’eau quoi  !? L’arrosage automatique pardi (au passage, si tu nous lis camarade Nabila, nos melons sont tout petits et on aimerait bien savoir comment faire pour en avoir de gros comme les tiens) ! Tout cela  grâce à l’ingéniosité et à l’opiniâtreté de Fanny et Norbert, nos deux vaillants jardiniers qui feraient passer le fameux Stakhanov pour un débutant.

Les finitions ne sont pas tout à fait terminées, quelques ajustements doivent encore être réalisés mais l’eau coule et pénètre en profondeur les mottes mises à rude épreuve par la chaleur. Plus précis et économe que l’arrosage manuel, le réseau de tuyaux percés qui se déploie  entre les parcelles du potager offre à présent aux légumes une irrigation optimale. Nous aurons désormais davantage de temps et d’énergie à consacrer aux autres tâches que requiert le jardin.

Suite et fin dans le troisième acte !

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De beaux piquets pour de belles buttes

La récup c’est bien, mais les subventions c’est pas mal aussi. Surtout lorsqu’il s’agit de se procurer de quoi fixer pour la postérité un peu plus de 600 mètres linéaire de planches de pin. Après avoir écumé les déchèteries, bennes de chantiers et autres dépotoirs, la moisson s’avérait en effet bien maigre.

Une fois la précieuse marchandise rapatriée, restait encore à couper, tailler et enfoncer ces quelques piquets de fortunes. Un travail de bénédictins, d’autant que le kolkhoze  AOC ne dispose d’aucun goulag bordelais pour apprendre l’effort et la régularité aux jardiniers volages. Un petit tour sur « Le bon coin » nous mit donc sur la route de Sainte-Croix-du-Mont, de ses blancs liquoreux certes, mais surtout de son marchand de bois, Monsieur Eric Debat.

L’on ne se privera pas de louer ici et la qualité de nos superbes piquets d’acacias, et la gentillesse de l’équipe Debat, père et fils (au pluriel). AOC, faut-il le préciser en ces temps de dictature de la transparence, n’a bien sur aucun intérêt financier dans cette société d’exploitation forestière, de vente et d’achat de bois. Parce qu’il n’est pas si courant de rencontrer des professionnels aussi arrangeants et aimables, ne nous privons pas du plaisir de porter à votre attention la qualité des services rendus. Toutes les infos sur l’entreprise Debat sont disponibles sur son site internet : http://www.ericdebat.com/

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Pour que les buttes ne soient plus pleines de pierres

Chez AOC point de sectarisme. On associe, on recycle, on customise tout ce qui peut être bon pour nos légumes. Pour preuve, votre kolkhoze pessacais emprunte à son ascendant collectiviste la technique du rideau de fer et l’applique aux indésirables du potager : liseron, pierres et érosion n’ont qu’à bien se tenir.

Peu versés dans l’art du mirador et des chiens policiers, les planches en bois sont toutefois privilégiées aux barbelés. Non seulement ce n’est pas si vilain, la patine du temps embellira les choses, mais c’est aussi très utile. Ceinturés de bordures en bois, les espaces de culture seront mieux protégées de l’assaut des espèces envahissantes. Les pierres qui les peuplent se verront en outre offrir un aller sans retour, n’ayant plus vocation à préserver les buttes de l’érosion. Il sera enfin plus facile de pailler et de recouvrir le sol de cartons dans des espaces clos et abrités du vent.

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Pas à pas : formation sur les sols

Pour ceux qui ont manqué la formation sur les sols, le paillage et l’eau dans le jardin, assurée par Manu, jardinier de Place Aux Jardins :

Dans la pédogenèse (formation du sol), les échanges gazeux sont importants entre les différentes couches (de la roche à la végétation). Il ne faut pas enfouir la matière organique (compost, fumier), mais la disposer en surface autour des plantes, car les racines en profondeur captent l’eau tandis que celles en surface captent les nutriments du sol.

L’humus a une fonction de stockage de l’eau et des nutriments libres, fonction améliorée par l’argile. Si le sol manque d’argile, il est possible d’en rajouter. Le paillage en surface tamponne les changements de climat (nuit/jour, météo), et limite les impacts de la pluie (tassement du sol, remontée du sable).

Il s’agit de nourrir le sol pour qu’il prenne soin des plantes à son tour, c’est l’un des principes de l’agro-écologie.

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Arrosage automatique, acte 1 : la cuvée prend de la hauteur

Les fidèles du Magazine de la santé n’ignorent pas le point commun entre un arrosage automatique et une femme à qui…

Chez AOC, les mœurs des jardiniers sont plus conventionnels, du moins aux heures où les enfants ne sont pas encore couchés. De fait, l’arrosage automatique y rime plus volontiers avec sens pratique et débrouillardise. Première étape de ce passage à l’ère de l’économie et de la précision, rien que ça, le déplacement des cuves de récupération d’eau a été effectué ce dimanche 12 mai. Situées au point le plus haut du jardin, l’ensemble des parcelles pourra compter sur la gravité induite par la topographie du terrain, ainsi que sur une capacité totale de stockage de 4m3, pour se voir abondamment irriguées.

La seconde étape, qui ne manquera pas d’attirer les adeptes des legos et autres nostalgiques de la saga des Super Mario Bros, consistera en la réalisation du circuit d’irrigation. Rendez vous au jardin le dimanche 16 juin à partir de 10h00 précises. Venez gagner vos galons de professionnel de l’arrosage automatique et portez vous au secours des Desperate Housewife et de leurs pelouses délaissées (le pluriel évitera toute équivoque).

Anticipant de quelques semaines ce saut dans la modernité, de nouvelles parcelles, jusqu’ici en jachère, ont été préparées pour accueillir haricots vers, courgettes, et autres salades, dont quelques unes sont par ailleurs prête à être cueillies – avec des fèves, du parmesan et de l’huile d’olive c’est pas mal du tout.

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Flower power

Le soleil radieux du WE dernier était propice au jardinage.

Par delà les incontournables tâches d’entretien, une visite du Printemps du Bourgailh fut l’occasion de glaner, auprès de producteurs locaux, de quoi colorer un peu le potager.

Surfant sur le Flower power, la journée fut agréablement ponctuée d’un pique nique musical,  pour lequel AOC avait d’ailleurs sorti l’argenterie.

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Premier radis

Ni une ni deux, notre magnifique chassis a été mis à bon usage, et déjà les premiers radis ont été récoltés. Ils sont frais, ils sont bons, et ils annoncent plein de bonnes choses !

Radis dans le chassis

Ce châssis !

Clint Eastwood l’avait bien dit :  » Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent « .

Faute de budget armes à feu en cette rentrée 2013, nous creusâmes donc un joli trou pour le couvrir du plus beau des châssis. Et quel châssis ! Un châssis tout de matériaux de récupération fait, un châssis délicatement massé à l’huile de lin et à la térébenthine, un châssis lumineux et spacieux, un châssis AOC réalisé par la team Bollier et cie.

Non moins essentielles, les activités de désherbage et de plantation ont été assurées avec brillo par les mains expertes des valeureux jardiniers ayant pour l’occasion bravé la timidité de l’astre solaire. La prochaine session sera consacrée aux semis de radis dans le châssis et de patates dans la terre.

Merci à chacun pour sa participation et bienvenu aux nouveaux venus, des deux côtés du Rhin !

 

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Opération Fumier 2012

Le soleil était au rendez-vous pour cette édition 2012 de l’opération fumier, une collecte efficace, savoureuse et de dimension internationale !

Efficace tout d’abord,  puisque les deux remorques mobilisées pour l’occasion ont permis d’alimenter la totalité des parcelles identifiées ; savoureuse ensuite, à en juger par les quatre pizza géantes englouties au déjeuner ; internationale enfin grâce aux deux étudiants américains nous ont prêté main forte.

La journée s’est terminée par la plantation de fèves certifiées d’appellation d’origine campus issues de notre précédente récolte.

 

 

 

Plantations, le changement c’est maintenant

Nos plantations de l’hiver ont bien changé depuis quelques semaines. Le jardin affiche de jolies couleurs et les légumes y poussent abondamment.

Pour cette année, nous avons fait le choix de limiter les variétés et de nous concentrer sur les quelques unes qui avaient fait l’unanimité lors de la précédente récolte. Fèves et pois mange-tout agrémentent donc nos assiettes de leurs douces saveurs printanières.

Récemment, ont été plantés des courgettes, des courges d’hiver, des concombres, des carottes, des tomates, du basilic, des pommes de terres, de la coriandre, des haricots verts, des artichauts, des radis ou encore des salades.

Les oignons, l’ail, les épinards, les pois provençaux, les pommes de terre et les échalotes poursuivent leur croissance.

De belles images valant mieux qu’un long discours, en voici une première fournée :

 

Recette de lasagnes aux feuilles mortes et à l’herbe tondue

A la faveur d’une heureuse alternance, celle de la météo bien sûr, c’est sous un grand ciel bleu et par des températures quasi-estivales que les jardiniers gastronomes d’AOC se sont lancés dans la réalisation d’une lasagne 100 % végétarienne.

Ingrédients (pour environ 8 personnes) :

– de vieux journaux et des cartons – de l’herbe fraichement tondue – des feuilles mortes ou toute autre matière végétale sèche – du broyât – de l’eau – un peu de terre

Matériel :

– une tondeuse à gazon – de gros récipients – un râteau – une pelle (pour une fois c’est pas l’un ou l’autre) – une brouette (ça vient juste après) – des arrosoirs

Préparation (une bonne journée de travail à 4) :

1. Préparez la surface destinée à accueillir la lasagne. Celle-ci doit être aussi plane que possible.

2. Préparez les jardiniers destinés à réaliser la lasagne. Légumes de saison, plats maison et grands crus classés sont tout particulièrement indiqués.

 

3. Ôtez les bandes autocollantes des cartons que vous disposerez selon la forme de la lasagne que vous souhaitez obtenir

4. Une fois épluchée la page des annonces matrimoniales, faites tremper les journaux dans un bac d’eau. Recouvrez en les cartons.

4. Étalez le broyât préalablement détrempé sur toute la surface.

5. Faites de même avec les feuilles.

6. Recouvrez l’ensemble d’herbe fraichement tondue.

7. Renouvelez l’opération jusqu’à obtenir une butte haute d’au moins 20 cm et terminez par une bonne couche de terre.

8. Arrosez copieusement la totalité du monticule et attendez quelques jours, le temps que la lasagne refroidisse, avant d’y effectuer les premières plantations.

D’ici là, vous pouvez tenter de revivre d’expérience de la guerre des tranchées, même les rats sont de la partie !

Un pique-nique bio au jardin avec Bordeaux IV

Dans le cadre de la semaine du développement durable, l’Université Bordeaux IV a organisé un pique-nique bio sur le jardin ce lundi 2 avril. Cela a été l’occasion pour nous de faire visiter le jardin aux personnels de l’université, venus nombreux et curieux. Nous ont ainsi été posées des questions sur notre mode de fonctionnement (collectif), notre approvisionnement en eau (avec bientôt de nouvelles cuves), le rangement de nos outils (bientôt une cabane), et sur nos cultures (parfois un peu piège) !

Un très bon moment d’échange et de communication donc, sous le soleil, et qui s’est terminé par un excellent buffet bio. Vous pouvez retrouver tout le programme de la semaine du développement durable à l’Université Bordeaux IV sur leur site : http://www.u-bordeaux4.fr/info/?contentId=49769. Merci enfin à Pierre pour les photos et Laurence pour son coup de main lors de la visite.

 

Une après-midi d’automne au jardin


Le soleil était au rendez-vous ce dimanche 20 novembre, et c’est tant mieux, car les jardiniers l’étaient également. Après avoir échangé un pique-nique le midi, nous nous sommes répartis en petits groupes dans le jardin pour y procéder à de nombreuses activités. Ainsi nous avons commencé à répartir le fumier précédemment récolté, nous avons débuté un nouveau tas de compost et utilisé l’ancien pour enrichir les buttes qui seront prochainement plantées. Enfin, des fèves ont été semées ainsi que de nouveaux topinambours.

Nous sommes repartis le soir après avoir partagé la récolte de la journée au soleil couchant !

Opération Fumier 2011

Dimanche dernier, cinq valeureux jardiniers ont bravé le froid et la pluie pour une grande première qui devrait révolutionner la fertilité du jardin ! Fièrement armés de leurs bêches et pelles, accompagnés de leur fidèle remorque, ils ont ramené quatre précieux chargements de fumier de cheval afin d’enrichir les buttes. Nous remercions à cette occasion le centre équestre de l’Eperon d’Ornon pour son accueil.

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