AOC inaugure un nouveau site de cuves

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Amis du web et du jardinage, AOC a le plaisir de vous convier à découvrir son nouveau site de cuves !

Jusqu’à il y a peu, la zone sud du jardin souffrait d’un déficit d’irrigation, du à une pression insuffisante dans le réseau du goutte-à-goutte.  C’est désormais de l’histoire ancienne, grâce au grand bon en avant de la technique aocienne que rien ne vient ralentir, pas même les vacances universitaires.

Cette plateforme de stockage haut débit est alimentée par trois cuves nouvelle génération made in China (traduisez « une vanne beaucoup plus facile à ouvrir mais qui oblige à tout foutre en l’air sans possibilité de réparation au moindre signe de fissure« ). L’eau atteint à présent l’ensemble des parcelles. L’arrosage gagne quant à lui en précision et en régularité, de sorte que la maladie du « cul noir » qui sévissait chez nos amies les tomates a presque été éradiquée. Tous les légumes profitent ainsi d’une irrigation optimale, protégée de l’évaporation par un épais paillage de BFR.

D’autres cuves sont en voie d’installation afin de récupérer l’eau de pluie à partir de notre cabanon et du poulailler voisin du potager. Le camarade président Frédéric Ier, actuellement en vacances dans sa résidence royale du Palacio da Pena, a d’ailleurs fixé les premières gouttières. Coming soon…

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Du bon usage des engrais verts

Entre remblais, argile et sable, la qualité du sol campuséen laisse parfois à désirer. D’où l’intérêt de développer diverses techniques d’enrichissement des espaces cultivés, comme par exemple la plantation d’engrais verts.

Extraits du mémoire de Master 1 de Sélim David, stagiaire chez AOC, intitulé « L’agroécologie à l’échelle d’un jardin partagé » :

« Les engrais verts sont des espèces végétales plantées entre deux cycles de culture pour améliorer le sol. Contrairement à ce que pourrait laisser croire leur nom, l’amélioration du sol ne consiste pas seulement à un enrichissement en nutriment car les engrais verts sont de plusieurs types et peuvent être classés en plusieurs catégories selon l’effet qu’ils produisent sur le sol.

  • Les espèces enrichissant le sol :

Il s’agit des plantes de la famille des légumineuses qui captent l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec des bactéries fixatrices d’azote. Ce dernier s’accumule dans la biomasse de l’engrais vert et bénéficiera à la culture suivante après sa décomposition.

Les espèces utilisées peuvent être la vesce, la luzerne, le lupin, le trèfle ou les pois. D’autres espèces n’enrichissent pas le sol mais limitent grandement le lessivage des nutriments déjà présents en les piégeant dans leur biomasse. C’est par exemple le cas de la moutarde qui est particulièrement efficace pour absorber d’importantes quantités d’azote.

Semis des engrais verts Moutarde en croissance

  • Les plantes améliorant la structure du sol :

D’autres espèces améliorent la structure du sol grâce à leurs réseaux racinaires. C’est le cas de la moutarde, du sarrasin, de la vesce ou du lin. Les racines améliorent la circulation de l’eau : en effet, en se développant elles brisent les mottes de terres, ce qui ameublit le sol. L’eau ruisselle peu à la surface ; le sol est donc protégé de l’érosion. Enfin, une fois morte, les racines constituent une source de nourriture abondante pour les organismes du sol.

Ces plantes ont un réseau racinaire très développé qui peut descendre jusqu’à 80 cm de profondeur pour la moutarde. Des racines profondes vont permettre d’incorporer de la matière organique dans les horizons inférieurs du sol mais vont aussi permettre de faire remonter des nutriments à la surface qui seront accumulés dans la biomasse aérienne.

Les engrais verts entrent aussi en compétition avec les mauvaises herbes et limitent leur prolifération ; c’est notamment le cas du sarrasin. En les fauchant avant la formation de graines ils ne deviendront pas envahissants à leur tour. Dans le jardin, nous avons choisi de semer plusieurs espèces sur une même parcelle pour bénéficier de tout leurs avantages.

Nous avons donc opté  pour un mélange de lupin, de moutarde et de phacélie car cette dernière se développait déjà dans le jardin, ce qui nous a permis de récolter les semences ».

N’oubliez pas non plus de mettre dans votre cadis un peu de BRF et d’herbe tondue pour déguster une bonne lasagne dont la recette  vous est donnée sur ces pages. Rien de tel pour permettre à vos buttes de bien passer l’hiver !

Phacélie en fleur DSCN5674mod

Pas à pas : formation sur les sols

Pour ceux qui ont manqué la formation sur les sols, le paillage et l’eau dans le jardin, assurée par Manu, jardinier de Place Aux Jardins :

Dans la pédogenèse (formation du sol), les échanges gazeux sont importants entre les différentes couches (de la roche à la végétation). Il ne faut pas enfouir la matière organique (compost, fumier), mais la disposer en surface autour des plantes, car les racines en profondeur captent l’eau tandis que celles en surface captent les nutriments du sol.

L’humus a une fonction de stockage de l’eau et des nutriments libres, fonction améliorée par l’argile. Si le sol manque d’argile, il est possible d’en rajouter. Le paillage en surface tamponne les changements de climat (nuit/jour, météo), et limite les impacts de la pluie (tassement du sol, remontée du sable).

Il s’agit de nourrir le sol pour qu’il prenne soin des plantes à son tour, c’est l’un des principes de l’agro-écologie.

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API days !

abeille

Cette année, et pour la quatrième fois, l’Union Nationale de l’Apiculture Française organise les journées nationales des abeilles, sentinelle de l’environnement, les 21 et 22 juin !

C’est l’occasion de voir en quoi elles sont essentielles : on connait la gelée royale, pollen, propolis, cire, miel, etc. mais il faut savoir qu’une seule colonie d’abeilles produit 215$ de miel par an et permet une production agricole équivalente à 1050$ par an. En effet, 80% de notre alimentation n’existerait pas sans la pollinisation des abeilles ! Pourtant, elles sont menacées d’extinction par les pesticides et insecticides.

Vous pouvez tester vos connaissances sur les abeilles, ou apprendre en vous amusant, sur le site des abeilles sentinelle : http://www.abeillesentinelle.net/quizz.php

Et dans le jardin, vous verrez bientôt pousser de nouvelles plantes mellifères !

La ville d’Eysines propose deux jours d’animation autour de l’abeille et des produits de la ruche pour l’occasion. Plus d’infos : http://www.sortiesmedocaines.fr/agenda/manifestation/eysines_apidays-2013_4407.html

A Pessac, ça se passe à l’écosite du Bourgailh, avec dégustations, diffusion de documentaires, et plus encore : http://www.bourgailh-pessac.fr/evenements/  (livret : pages 6-7/10)

La fresque du jardin

Le 2 juin a eu lieu l’inauguration de la fresque du jardin en partenariat avec l’AFEV, l’Espace social Alain Coudert, le service culturel du CROUS et l’association ATRAVEZ

Réalisée par des collégiens et des jeunes résidant dans le quartier de Saige, la fresque rappelle l’évolution des modes de consommation à travers les âges, de la préhistoire à nos jours, en passant par l’antiquité et la renaissance. Des représentations de fruits et de légumes viennent illustrer chacune de ses périodes en une symphonie de formes et de couleurs joliment orchestrée par Michaël Baillet dont nous saluons l’implication dans ce beau projet. Un conte campagnard prolongé par la fabrication d’un arbre est venu animé cet agréable après midi qui s’est conclu par un goûter.

Merci à chacun pour sa participation, et tout particulièrement à nos jeunes voisins et à leurs familles que nous aurons toujours plaisir à accueillir dans notre petit coin de verdure, en camarades jardiniers ou en simples visiteurs.

  

 

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